
Une finale Inter - AS Roma
Les années se suivent et se ressemblent. Pour la troisième fois consécutive, l'Inter Milan, leader de la Serie A, et l'AS Roma, son dauphin, s'affronteront en finale de la Coupe d'Italie. L'Inter, qui avait déjà assuré la qualification lors du match aller, la semaine dernière sur la pelouse de la Sampdoria (3-0), s'est contenté du minimum, jeudi lors du match retour (0-0), avec une équipe bis. «Interminator», qui reste sur une série record de 14 victoires consécutives en Serie A, tentera les 18 avril et 9 mai prochains de remporter la Coupe pour la troisième année consécutive après 2005 (2-0, 1-0) et 2006 (1-1, 3-1).L'AS Rome s'est qualifiée mercredi pour la finale en dominant le Milan AC (3-1). Les Romains avaient déjà pris une option sur la qualification au match aller en ramenant un bon match nul (2-2) de San Siro. La Roma a bien fait les choses en trouvant rapidement l'ouverture par Mancini. Le Brésilien a profité d'une mésentente entre Costacurta et le gardien Dida (8e, 1-0) pour donner le ton à cette rencontre. L'égalisation de Gilardino pour les Lombards (18e, 1-1) n'a été que de courte durée puisque les Romains ont pris définitivement la main sur le match grâce à Perrotta (23e, 2-1).
En tout début de deuxième période, le milieu chilien Pizarro a assuré définitivement la victoire aux siens en marquant d'une superbe frappe de loin (46e, 3-1). Le capitaine Totti a même vu son penalty (63e) repoussé par Dida. Le Milan AC a joué sans Ronaldo, bien trop juste car à peine arrivé de Madrid. Il s'agit de la quatrième finale de Coupe d'Italie pour la Roma depuis 2003.
Quatrièmes au terme de la 23e journée, les joueurs d’Albert Emon auraient pu espérer mieux. Ils ont entraperçu le succès, quand à 20 minutes de la fin ils ouvrirent la marque après une reprise de deuxième mi-temps ambitieuse. Mais Paris revint dans une partie plus équilibrée que l’écart au classement entre les deux équipes ne le laissait augurer.
Heureusement, deux frappes fracassantes d'un Samir Nasri virevoltant lancèrent la deuxième mi-temps. Le poteau en repoussa une. Landreau, l’autre. Les deux tirs placèrent en tout cas ces 45 dernières minutes sous de bien meilleurs auspices.

Un final de champions, un retournement de situation magistral. Du genre de ceux que l’équipe de Gérard Houiller inflige généralement à ses rivales françaises quand elle est menée à la marque mais finit toujours par s’imposer.
Albert Emon avait prévenu que des difficultés naîtraient pour l’équipe qui se retrouverait menée à la marque. Ses hommes digéraient évidemment mal cette ouverture du score. Mais ils ne relâchaient pas leur pressing. Ils gardaient la tête bien haute. Et terminaient la mi-temps par un forcing sur les buts rhodaniens, avec notamment une action de Maoulida que Coupet venait anéantir dans les pieds de l’attaquant marseillais.
En deuxième période, les Lyonnais roulaient des mécaniques plus le temps passait. Niang puis Pagis vinrent alors apporter du jus à l’attaque, et l’OM laissa définitivement de côté toute réserve pour livrer à l’OL une bataille fantastique. Tout ceci entrecoupé de parades de Cédric Carrasso, décisif en plusieurs occasions sur des frappes lointaines de Tiago et Juninho.



